Décrypter la diversité myéloïde pour permettre la mise au point de traitements immunomodulateurs contre les tumeurs cérébrales

Cartographier l’environnement immunitaire des tumeurs cérébrales pour ouvrir la voie à de nouvelles options thérapeutiques

Le Dr Charles Couturier mettra à profit la Bourse Marathon de l’espoir pour chercheurs cliniciens 2026 du MOHCCN pour étudier le comportement des cellules immunitaires dans les tumeurs cérébrales chez l’adulte et identifier des cibles prometteuses pour de futures immunothérapies.

Les tumeurs cérébrales comptent toujours parmi les cancers les plus difficiles à traiter, en partie parce qu’elles peuvent créer un environnement qui empêche le système immunitaire de les attaquer. Dans ce contexte, comprendre comment les cellules immunitaires interagissent avec les tumeurs pourrait permettre de découvrir de nouvelles façons de surmonter la résistance au traitement et d’ouvrir la voie à des immunothérapies plus efficaces.

C’est précisément ce à quoi s’attellera le Dr Charles Couturier, neurochirurgien et chercheur à l’Université McGill, grâce à une bourse Marathon de l’espoir pour chercheurs cliniciens décernée en 2026 par le Réseau des centres d'oncologie du Marathon de l'espoir (MOHCCN).

« En tant que neurochirurgien, je rencontre chaque semaine des patients et des familles confrontés à des diagnostics dévastateurs de tumeurs cérébrales », explique le Dr Couturier. « Malgré les progrès remarquables réalisés dans la recherche sur le cancer, les options thérapeutiques restent limitées pour bon nombre de ces patients. Le fait d’être directement impliqué à la fois dans les soins aux patients et dans la recherche me permet d’identifier les besoins les plus importants qui ne sont pas comblés et de concevoir des études qui répondent à des questions cliniquement pertinentes. »

Le projet du Dr Couturier portera sur la cartographie des cellules myéloïdes, une famille de cellules immunitaires présentes à l’intérieur et autour des tumeurs cérébrales, et dont on pense qu’elles jouent un rôle dans la régulation de la réponse immunitaire à ces tumeurs. À l’aide de technologies moléculaires de pointe et d’échantillons de tumeurs prélevés sur des patients, son équipe étudiera le comportement de ces cellules dans différents types de tumeurs cérébrales chez l’adulte et cherchera des moyens de les reprogrammer afin que le système immunitaire puisse mieux lutter contre le cancer.

D’ici la fin de ce projet d’une durée de trois ans, l’équipe vise à établir une carte exhaustive du comportement des cellules immunitaires dans les tumeurs cérébrales chez l’adulte et à identifier les cibles les plus prometteuses pour de futures immunothérapies. Elle mettra également au point des modèles de laboratoire permettant de tester directement les cibles potentielles sur du tissu tumoral prélevé sur des patients vivants.

D’ici la fin de ce projet d’une durée de trois ans, l’équipe vise à établir une carte exhaustive du comportement des cellules immunitaires dans les tumeurs cérébrales chez l’adulte et à identifier les cibles les plus prometteuses pour de futures immunothérapies. Elle mettra également au point des modèles de laboratoire permettant de tester directement les cibles potentielles sur des tissus tumoraux prélevés chez des patients vivants.

Ces outils et ces ensembles de données pourraient servir de base à de futurs essais cliniques et à des traitements plus personnalisés. Ils pourraient également aider les chercheurs à comprendre pourquoi les traitements immunothérapeutiques sont efficaces pour certaines tumeurs, mais pas pour d’autres, et à définir des stratégies visant à accroître le nombre de patients répondant à l’immunothérapie.

« Notre objectif ultime est de mettre au point des immunothérapies plus efficaces pour les patients atteints de tumeurs cérébrales », explique le Dr Couturier, qui s’attend à ce que les résultats issus de ce projet aient des applications au-delà du cancer du cerveau et contribuent à une meilleure compréhension de la manière dont le système immunitaire influe sur le traitement du cancer.

En tant que lauréat de la Bourse Marathon de l’espoir pour chercheurs cliniciens du MOHCCN, le Réseau versera au Dr Couturier une somme de 262 500 $ sur trois ans, à laquelle son établissement d’accueil devra apporter une contribution équivalente, pour un montant total de 525 000 $. Outre ce financement, le réseau national du MOHCCN mettra le projet en relation avec des cliniciens et des scientifiques qui étudient d’autres types de cancer et lui donnera accès à une expertise en génomique, en biologie spatiale, en analyse computationnelle et en application clinique.

« Recevoir cette bourse est à la fois un honneur et une étape importante dans la mise en place de mon programme de recherche indépendant », déclare le Dr Couturier. « Elle m’offre les ressources et l’environnement de collaboration nécessaires pour mener des recherches ambitieuses axées sur les patients, tout en m’intégrant à un Réseau national de cliniciens-chercheurs d’exception. »

« En fin de compte, j’espère que ce soutien permettra d’accélérer la mise en œuvre de nos découvertes dans le cadre de nouveaux essais cliniques et, à terme, d’aboutir à de meilleurs traitements pour les patients atteints de tumeurs cérébrales. »